Ellie Driver – Oliver Hill : « apprendre au maximum ! »
- Antoine Grenapin
- 14 avr.
- 2 min de lecture
PAROLES DE DUOS. Ils font partie des plus jeunes de l’aventure. Ellie Driver (23 ans) et Oliver Hill (25 ans) poursuivent leur apprentissage de la course au large. Elle a longtemps navigué en double avec son père, lui a surtout connu des expériences en équipages. Engagés sous les couleurs de Women’s Engineering Society, ils se sont mobilisés comme jamais pour pouvoir bâtir le projet, s’entraîner et prendre en main le bateau. Désormais, tous les deux ont hâte de s’élancer sur l’Atlantique, de n’être focalisé que sur la course et d’aller au bout de cette incroyable aventure.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à cette aventure ?
Ellie : Nous avons tous les deux commencé par du dériveur puis nous avons fait des courses du RORC (Royal Ocean Racing Club) en Grande-Bretagne et de l’IRC. L’étape suivante, c’était de progresser à l’étranger. Le Figaro 3 s’apparentait justement à la meilleure classe pour apprendre un maximum.
Oliver : Pour progresser en Figaro, on sait que la Transat Paprec est une étape importante. C’est une course qui concentre de nombreux défis et qui nécessite une sacrée force mentale et physique.
À quoi vous vous attendez ?
Ellie : Déjà, on a très envie de s’élancer ! Le faire à bord d’un Figaro 3, ça ajoute une dimension supplémentaire, c’est un sacré challenge. Ce sont des bateaux qui peuvent être inconfortables, où les erreurs ne sont pas pardonnables… On peut vite se mettre dans le rouge.Oliver : C’est clair que l’aspect mental est peut-être le plus difficile. Il faut se faire à l’idée que ce sera rude ! Mais le fait qu’on soit deux à bord, ça permet de se soutenir. Et je suis sûr que ça va augmenter le plaisir quand on franchit la ligne d’arrivée !
« On a hâte d’être en course et qu’il n’y ait plus que nous, le bateau et la mer »
Vous avez l’air très complices. Est-ce que vous êtes complémentaires en mer ? Oliver : Ellie a beaucoup navigué avec son père, moi j’ai fait beaucoup de courses IRC en équipage donc nous avons des expériences et des compétences différentes. Mais ça nous permet de bien nous compléter en mer.
Est-ce que vous avez des appréhensions avant la course ?
Ellie : Non, on n’y a pas vraiment réfléchi. Bien sûr c’est un sacré défi donc je suis un peu nerveuse. Mais l’une des grandes difficultés, c’était de préparer le projet, d’acheter un bateau, d’assurer la logistique, de se retrouver pour les entraînements… On a hâte d’être en course et qu’il n’y ait plus que nous, le bateau et la mer.
Est-ce que vous avez un objectif précis ? Ellie : Non, pas d’objectif chiffré ou alors on le garde pour nous (rires) Oliver : Ce que nous voulons, c’est apprendre un maximum. On a l’opportunité de passer 20 jours en mer, c’est rare. Ce sera un super entraînement ! »